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L'Ère du "Snacking Augmenté" : Perspectives 2026-2030

  • Erin
  • il y a 5 jours
  • 3 min de lecture

Nous avons pu assister à la conférence : "Les tendances du snacking 2026-2030" du SIRHA Bake and Snack, en voilà un bref compte rendu sur ce qu'il faut attendre du snacking dans les années à venir. 💬


➡️ Le marché du snacking ne se contente plus de nourrir : il définit nos modes de vie. Après une explosion quantitative des enseignes, le secteur entre dans une phase de maturité où la qualité visuelle et l'engagement santé deviennent les nouveaux standards.


  1. L'effet "Ressort" : De la privation à l'abondance 🌟


Le Covid a été vécu comme une longue période de privation des plaisirs immédiats et a créé une libération brutale des envies dès la réouverture.

  • Chiffre choc : Nous sommes passés de 13 000 points de restauration rapide en 2010 à 52 000 aujourd'hui.

  • Le paradoxe de la saturation : Si l'optimisme domine, une régulation est proche. Dans des villes comme Paris, la surabondance de l'offre frôle la saturation. Seuls les concepts avec une identité forte survivront à la phase de "nettoyage" du marché prévue d'ici 2030.


  1. Le "Znacking" : La Gen Z prend les commandes📳


La Génération Z ne consomme pas, elle valide. Avec un budget qui peut aller jusqu'à 60€ par semaine pour la restauration extérieure, ils sont les "drivers" d'opinion de demain.

  • La culture de la preuve visuelle : La Gen Z veut de la lisibilité. On doit voir ce qu'on mange : l'épaisseur du burger, la découpe du sushi, la texture du sandwich.

  • L'immédiateté vs Fidélité : Cette génération est impatiente. Elle pousse à une consommation dynamique mais pose un défi de taille aux enseignes : la non-pérennité. On teste, on poste, on passe à autre chose. Fidéliser la Gen Z sera le défi majeur de 2027.


3. La "Chimie-Santé" : Le nouveau casse-tête des chefs 🧪


Une tension majeure apparaît pour les prochaines années : le besoin de naturalité face aux impératifs industriels.

  • L'envie de "manger mieux" : Le snacking de 2026 est un levier de santé, surtout le midi.

  • Le défi technique : Les restaurateurs doivent désormais jongler entre la sécurité alimentaire (conservation) et une promesse "sans colorants/naturelle". C'est une véritable chimie du bien-être qui se met en place.

  • Végétalisation inclusive : Ce n'est plus une option pour "ceux qui ne mangent pas de viande", mais un standard urbain pour respecter tous les régimes alimentaires au sein d'un même groupe d'amis.


  1. La Néoboulangerie : La fin du règne de la baguette ? 🥖


Le constat est sans appel : le chiffre d'affaires ne se fait plus sur le pain, mais sur le snacking et la pâtisserie. On observe une scission du métier en deux clans :

  1. Les Gardiens du Temple : Focus sur la fermentation et le pain de tradition.

  2. Les Snackeurs : Des coffee-shops/boulangeries où le ticket moyen est bas et l'offre ultra-compétitive.


"On consomme toujours du pain, mais on ne l'achète plus pour lui-même en boulangerie : il est devenu le support du repas."
  1. La "Snackonomie" à la française 🥐


Le snacking en France reste unique. Il n'est pas un grignotage permanent comme aux USA, mais une restauration séquencée dans la journée. On réinvente des moments (le petit-déjeuner tardif, le goûter prolongé) tout en gardant cette culture de la "restauration à table", même pour un sandwich.


  1. Le Végétal : Nouveau pilier du snacking conscient 🥬


Le végétal n'est plus une niche, mais une réponse à l’urgence climatique (65 % des émissions de carbone étant liées à l'alimentation). Le marché se sépare désormais en deux approches : la naturalité brute (valorisation des légumineuses pour leurs protéines) et les alternatives technologiques (imiter le goût et la texture de la viande/du lait). Pour le consommateur flexitarien, c'est l'assurance d'un repas gourmand, inclusif et à faible empreinte environnementale.


Conclusion : Un marché en pleine maturité ✨


Le snacking de demain ne se contentera plus d'être une solution de rapidité ; il devra être une expérience visuelle, saine et engagée. Entre l'influence décisive de la Gen Z et la mutation profonde de la boulangerie traditionnelle, les gagnants de 2030 seront ceux qui sauront concilier l'immédiateté du plaisir et la durabilité de l'offre. Dans un marché proche de la saturation, la clarté de la proposition et la qualité de l'exécution feront toute la différence.

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